European Seminars Blog

Interview with Dr. Laurence Boone

June 30th, 2010 | [ Read More...]

Laurence Boone, (Dr.), Barclays Capital London

June 12 2010

ELIAMEP: Bonjour!

Laurence Boone: Bonjour!

ELIAMEP: On se trouve au 7ième Séminaire Européen Annuel d’ELIAMEP, sur « La Gouvernance Économique dans la zone euro et l’UE », organisé en coopération avec Bruegel. Je suis ici avec Dr. Boone, directrice de recherche à Barclays Capital pour un court entretien pour le site web d’ELIAMEP. La Grèce, l’Espagne et le Portugal ont déjà annoncé une série de mesures d’austérité. D’autres gouvernements dans la zone de l’euro suivent leur exemple. Selon vous, quels sont les risques les plus importants que ces mesures peuvent emporter. Est-il possible qu’ils affectent la reprise économique de la zone euro ? »

Laurence Boone : Alors, je vais vous faire une réponse en deux temps. La première, est-ce que effectivement on met en place des mesures d’austérité partout? Ou est-ce que c’est concentré sur la périphérie et quelle échéance a-t’on? 2010, 2011, 2012, 2013? Quand on regarde ce qui est annoncé avec de vrais mesures aujourd’hui, il n’y a pas de restriction, pas de politique d’ajustement en 2010 sauf pour les 4 pays de la périphérie; l’Espagne, l’Irlande, la Grèce et le Portugal. Et quand on regarde 2011, 2012, 2013, on voit que l’ajustement, pour l’instant en tous les cas, n’est pas énorme, il représente 1 point de pive en 2011 et ensuite à peu près 0,7 point de pive pour les deux années suivantes. Alors, bien sûr 1 point de pive ça serait à priori 1 point en moins, pratiquement 1 point en moins de croissance mais au moins il ne faut pas oublier qu’en même temps on a une dépréciation très forte et très marquée de l’euro et que si l’euro se déprécie de 10% ça augmente aussi la production de 1 %. Donc, quand on prend en compte les deux effets, les mesures d’austérité et les mesures de baisse de l’euro, on a finalement quelque chose d’assez neutre. La question qui se pose, et peut-être les dangers, c’est si les gouvernements en-dehors de la zone euro estiment que l’euro se déprécie trop rapidement et que ça les pénalise eux. Par exemple, ça pénalise les États-Unis, à ce moment là, il y aura des mesures de rédemption qui viseront à augmenter le taux de change de l’euro, dans ce cas-ci, les mesures d’austérité feront [tourner la situation] dans l’autre sens.

Pier Carlo Padoan, Deputy Secretary-General, OECD : Tackling the financial and economic crisis

February 25th, 2010 | [ Read More...]

imagespadoan

ELIAMEP: The global financial crisis is the first major challenge for the euro as a multi-national currency. Although early indications suggest that the eurozone countries are weathering the storm, this has not stopped prominent economists such as Martin Feldstein (Harvard University) from cautioning that ‘the current financial crisis may provide a severe test of the euro’s ability to survive’. What is your reaction to this statement?

Pier Carlo Padoan: The crisis is putting to test the euro for the first time since its inception. So far the euro has proved to be an invaluable protection against international financial instability for its members. As we move forward two issues will have be tackled to strengthen the euro.provide stronger governance including in financial supervision. Address the issue of possible fiscal divergence between member countries following the large fiscal stimulus to cope with the crisis.ELIAMEP: In the current crisis, are you agree that the unemployment rate is likely to rise easily because of government employment policies conducted in developed countries over the last twenty years?
Pier Carlo Padoan: Unemployment will continue to rise well beyond the time when growth turns positive again. This is what historical evidence on recessions suggests. Policies in developed countries carried out in the past have actually lowered, not increased, unemployment.